pourquoi la candidature émiratie inquiète

DÉCRYPTAGE – Ahmed Nasser al-Raisi, qui postule à la présidence de l’institution, est mis en cause par plusieurs ONG.

Un homme aux méthodes contestées à la tête d’Interpol? C’est le scénario qui inquiète à Lyon, où l’appartement avec terrasse situé au dernier étage de la cité internationale doit recevoir son nouveau locataire à la fin de l’année. Avec pour l’heure une seule candidature déclarée, celle du général émirati Ahmed Nasser al-Raisi, inspecteur général du ministère de l’Intérieur, accusé de torture par plusieurs ONG. «Il ne s’agit pas d’une ou deux organisations orientées, mais d’un réel faisceau concordant, émanant de gens spécialisés sur ces questions et cette zone», appuie Hubert Julien-Laferrière, député du Rhône élu sous l’étiquette macroniste avant de tourner casaque verte, qui a rassemblé trente-cinq parlementaires de tous bords politiques pour alerter Emmanuel Macron dans une lettre ouverte le 16 juin.

Le ministère de l’Intérieur émirati dément tout acte de torture auprès du Figaro, évoquant des accusations «spéculatives et sans fondement». À l’automne dernier, dix-neuf organisations, dont

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