à quoi s’attendre samedi ?

Plusieurs rassemblements sont prévus dans toute la France alors que l’extension du passe sanitaire a été votée à l’Assemblée nationale.

Les appels à manifester contre le passe sanitaire se multiplient sur les réseaux sociaux. Son extension a été votée jeudi 22 juillet à l’Assemblée Nationale et doit être examinée au Sénat. Plusieurs responsables politiques ont déjà appelé à la mobilisation comme François Asselineau, président de l’Union Populaire Républicaine (UPR) ou Florian Philippot, président des Patriotes.

Plus de 110.000 manifestants avaient défilé dans toute la France samedi dernier. Au cri de «Liberté» et de «Macron démission», ils dénonçaient une «dictature sanitaire» alors que le passe sanitaire sera obligatoire pour aller au restaurant et au café. Ils dénoncent une forme de vaccination obligatoire déguisée. Les députés Nicolas Dupont-Aignan et Martine Wonner, le chanteur Francis Lalanne ou l’ancienne égérie des Gilets jaunes, Jacline Mouraud, étaient en tête de cortège.

Plus d’une centaine de rassemblements sont prévus dans toute la France. À Paris, trois cortèges sont attendus. Le premier, aux Invalides, associera soignants et Gilets jaunes. Sur la place du Trocadéro se tiendra un meeting politique et un troisième défilé partira de la place de la Bastille.

À Lyon, la place Bellecour se remplira à partir de 15h contre 14h pour le Vieux-Port de Marseille et midi pour les Beaux-Arts à Lille. Si toutes les manifestations prévues ne sont pas déclarées, les participants viendront d’horizons différents, de groupes de Gilets jaunes réactivés récemment, mais aussi des soignants qui s’opposent à la vaccination obligatoire. Dans plusieurs publications sur les réseaux sociaux, un appel à venir habillés de blanc est diffusé pour «éviter les agressions policières» (sic).

Mercredi soir, une manifestation de Gilets jaunes et d’anti-passe sanitaire a dégénéré devant le Sénat, à Paris. Plusieurs manifestants s’en sont pris verbalement à un journaliste de BFM TV qui a pu s’en tirer avec le soutien de deux gardes du corps. Le premier ministre Jean Castex a promis d’être «intraitable» envers les violences.

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