Au SNEAS, ces discrets «anges gardiens» qui veillent sur la République

EXCLUSIF – Créé au lendemain des attentats de 2015, ce service a pour mission de débusquer les profils d’islamistes ou de délinquants candidatant à des postes clefs au cœur de l’État, ou sur des sites névralgiques. En 2020, ses agents ont criblé 360.000 personnes.

Décembre 2015. La France, touchée par la pire vague d’attentats jamais connue sur son sol depuis la Libération, a déclaré la guerre au terrorisme islamiste. Au cœur de l’État, conscient de sa vulnérabilité et hanté par le fameux «trou dans la raquette», un rapport interministériel recommande d’améliorer les contrôles d’accès aux secteurs sensibles et des sites névralgiques tels que les raffineries, les centres de télécommunications, les unités de traitements des eaux, les laboratoires ou encore l’agroalimentaire.

Jusqu’alors, les employés, agents de sécurité et d’entretien affectés à ces «points d’importance vitale» faisaient l’objet d’enquêtes administratives menées, avec les moyens du bord, par les services territoriaux de la police et de la gendarmerie. De l’avis général, le bouclier protégeant ces «cibles potentielles» n’était pas à la hauteur du niveau de menace liée à la radicalisation violente. Soucieux de professionnaliser les enquêtes et de garantir un traitement homogène sur tout

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