ces Français qui dénoncent une «ségrégation»

DÉCRYPTAGE – Les autorités admettent avoir été surprises par l’ampleur des manifestations anti-passe de ce week-end.

Ils parlent d’«atteinte aux libertés», de «ségrégation», d’«apartheid», se considèrent comme des «citoyens de seconde zone», «mis au ban de la société». Si, dans les sondages, le passe sanitaire – vaccination complète ou test négatif récent – recueille une majorité d’approbations – qui varie de 58 % à 76 % selon les lieux concernés -, nombre de Français se montrent agacés, voire hostiles au fait que l’accès à l’espace public soit désormais conditionné à la présentation de données de santé.

Les autorités admettent avoir été surprises par l’ampleur des manifestations de ce week-end. Le ministère de l’Intérieur a compté samedi 136 rassemblements ayant réuni 114.000 personnes. En tête de cortège, à Paris, l’ex-numéro deux du Front national Florian Philippot et le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, mais aussi le chanteur Francis Lalanne ou encore la députée ex-LREM «covidosceptique» Martine Wonner. «Non au pass nazitaire» ou encore «Je ne suis pas un QR Code», pouvait-on lire sur les pancartes.

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