Des agriculteurs épuisés au pied du parc éolien «le plus étudié de France»

RÉCIT – Depuis une dizaine d’années, deux exploitations de Loire-Atlantique subissent des centaines de décès inexpliqués.

À Nozay

Vingt-sept études en huit ans. Le parc des Quatre Seigneurs, à Nozay, à 40 kilomètres au nord de Nantes, affiche le titre officieux de «parc éolien le plus étudié de France». Tout commence à l’automne 2012, par des crises de panique des troupeaux de vaches, du lait caillé et une natalité qui plonge sur les fermes familiales de Céline Bouvet et de Didier et Murielle Potiron. L’implantation de huit éoliennes débute sur leurs terres, contre quelques milliers d’euros par an. Le constructeur est toulousain (Abo WIND), l’exploitant, un fonds d’investissement allemand (KGAL).

Après la mise en service, arrivent les décès de bovins. En nombre. Plus de 450 sur les deux exploitations désormais. «C’est usant, car on est coincé jour et nuit dans cette histoire de fous. On est éleveurs et on n’est pas là pour faire de la maltraitance et voir souffrir des animaux!» s’exaspère Céline Bouvet.

Les problèmes de santé de 23 riverains, des troubles musculaires jusqu’à des crises d’épilepsie, des cancers,

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