en 2021, Lourdes se réinvente à marche forcée

Pour survivre à la crise sanitaire, la ville et le sanctuaire travaillent main dans la main afin de diversifier leur offre touristique.

Église, État, commune. L’alliance est plutôt inattendue, mais nécessaire pour que Lourdes s’adapte à ce nouvel été sous Covid. Alors que la situation épidémique connaît un rebond, ce haut lieu de spiritualité se voit obligé d’innover pour survivre.

Car un an après le premier confinement, la crise sanitaire a prouvé les limites de l’actuel système d’interdépendance entre la ville et le sanctuaire. «Le modèle du tourisme de masse centré sur les pèlerinages s’est effondré», explique Thierry Lavit, maire de Lourdes (SE). Pour l’élu, la situation de 2020 était catastrophique: «La ville était morte.» En octobre, 2400 habitants étaient au chômage partiel. Depuis, 1200 saisonniers ont quitté la deuxième ville hôtelière de France, entraînant la désertion de familles.

«Pour pouvoir avancer, il faut diversifier l’offre de la ville», développe Thierry Lavit. Plusieurs projets sont en cours de réflexion, comme la création d’un label Lourdes, cœur des Pyrénées, ou encore «médiévaliser» l’axe central de

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