En mer, la gendarmerie multiplie les contrôles

REPORTAGE – Face aux rodéos maritimes, en progression à Marseille, les unités d’intervention maritime redoublent de vigilance. Elles opèrent avec le risque d’une collision.

Grand soleil et mer calme. Naviguant à pleine vitesse, le bateau semi-rigide rouge de la gendarmerie maritime se noie parmi les dizaines d’embarcations de ce type dans la rade de Marseille. Bien souvent, le pilote de «la cible» du contrôle ne le remarque que quand il se trouve à une cinquantaine de mètres. Trop tard pour essayer de fuir, même si les scooters des mers les plus puissants peuvent dépasser les cinquante nœuds, soit deux fois la vitesse du Zodiac. «C’est l’option la plus stupide. Où pourraient-ils aller?», souligne le major Pacal Berron, qui commande cette unité d’intervention maritime. La police se chargerait d’interpeller les fuyards sitôt le pied sur la terre ferme.

Au large du port de la Pointe-Rouge, une dizaine de scooters des mers font des ronds dans l’eau. Certains guettent les navettes chargées de touristes pour tenter des sauts sur la vague générée par leur passage. «C’est totalement interdit, précise le major, mais les personnes que nous allons contrôler ne le savent

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