enquête sur la nouvelle passion des élites

DÉCRYPTAGE – Passion populaire par excellence, la bicyclette est devenue la coqueluche de nombreux grands patrons – et pas seulement parce qu’elle est écologique. Décryptage d’une tendance discrète mais déjà bien installée dans le paysage hexagonal.

Ils ont le vélo dans la tête et les jambes. «On ne pense à rien lorsqu’on est à vélo. C’est un sport lancinant, répétitif, qui ne fait pas de bruit. Très plaisant par son côté frugal d’ailleurs, analyse l’écrivain Aurélien Bellanger, qui saisit n’importe quel prétexte pour hisser son gravel à bord des trains de l’Hexagone. C’est un appareil de projection optique, un truc magique, un vecteur d’enchantement géographique.» La magie de ce véhicule, que plébiscitent toujours davantage les Français, tient d’abord au silence qui accompagne la découverte de sites à la beauté époustouflante. «Cela ressemble un peu à la randonnée en montagne: il n’y a pas un bruit sauf celui du boyau et de la nature alentour, raconte Antoine Gosset-Grainville, ancien directeur adjoint du cabinet de François Fillon, avocat d’affaires et prochain président du conseil d’administration d’Axa, qui pratique ce sport au Pays basque depuis six ans. Comme pour la marche, il faut être organisé, méthodique et ne pas partir

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