États généraux de la justice: le grand flou

Leur organisation et leurs thématiques sont encore inconnues des professionnels, qui sont sceptiques.

Une mise en œuvre dans une telle discrétion qu’aucun magistrat n’y pense plus vraiment. Pourtant, les états généraux de la justice ont bien été annoncés, le 5 juin dernier, par Emmanuel Macron lui-même, laissant espérer un soudain intérêt du chef de l’État pour ce pan mal aimé et mal connu du régalien.

Le président de la République promettait de poser sur la table, une bonne fois pour toutes, tous les problèmes de la justice. Il avait pris au mot les deux chefs de la Cour de cassation, Chantal Arens et François Molins, venus lui apporter leurs doléances et leurs inquiétudes pour la maison justice. Depuis l’annonce, c’est le silence radio. Aucune des organisations professionnelles du monde de la justice et aucune des grandes conférences de magistrats n’a pour l’instant été sollicitée. «On ira, mais encore faudrait-il que l’on soit un minimum associé. Pour l’heure, nous ignorons tout du format et des thématiques», glisse Ludovic Friat, secrétaire national de l’Union syndicale des magistrats,

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