la nouvelle typologie de la menace

DÉCRYPTAGE – En 18 mois, la France a été le théâtre de sept attentats islamistes. Au-delà des chiffres, l’hydre s’est métamorphosée.

«La menace reste très significativement élevée» souffle en petit comité un chef du renseignement. En 18 mois, la France a été le théâtre de sept attentats islamistes, six en 2020 et le dernier, perpétré le 23 avril au commissariat de Rambouillet. «Un rythme assez soutenu», relève-t-on, sachant que cinq actions violentes ont été déjouées dans la même période.

Selon un dernier bilan, 7768 radicalisés figurent encore au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), contre 10.000 à l’automne 2018. Une baisse assumée à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), où l’on a préféré clôturer des dossiers pour «prioriser» les moyens sur les individus les plus dangereux. En prison, figurent encore 467 détenus impliqués dans des procédures terroristes et 703 prisonniers radicalisés. Au-delà des chiffres, l’hydre s’est métamorphosée.

La menace a muté sous quatre formes fluctuantes

La notion de menace «endogène» ne suffit plus à épuiser la complexité de la situation. D’abord, les experts

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