«Le placement en rétention est devenu l’exception»

INTERVIEW – Député LR des Alpes-Maritimes et questeur de l’Assemblée nationale, Eric Ciotti pointe les raisons, selon lui, du dysfonctionnement de la procédure d’éloignement des clandestins en France.

LE FIGARO. – Qu’est-ce qui dysfonctionne, selon vous, en matière d’expulsion des étrangers contrôlés dans l’Hexagone en situation illégale?

Eric CIOTTI. – Un chiffre suffit à expliquer l’échec du système: seul un dixième des 120.000 Obligations de quitter le territoire français, les fameux OQTF signifiés par les préfets, est réellement exécuté. Il est indispensable de mener une politique volontariste contre l’immigration illégale et de reconduire les clandestins dans leur pays d’origine. Malheureusement, au fil des années, notre droit a inversé la norme entre les différentes mesures plus ou moins contraignantes qui peuvent être prises à l’égard des étrangers en situation irrégulière. Le placement en rétention est devenu l’exception, la règle étant l’assignation à résidence. L’attentat de Marseille du 1er octobre 2017 est venu souligner le caractère non-systématique du placement en centre de rétention des étrangers contrôlés en situation irrégulière.

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