Le Vatican, l’immeuble londonien et le parfum du scandale

RÉCIT – Un procès s’ouvre mardi au Saint-Siège, impliquant le cardinal Becciu et dix prévenus dans une vaste escroquerie.

Un cardinal sur la sellette. L’expression n’aura jamais été aussi appropriée, la sellette désignant ce petit siège du Moyen Âge où l’accusé devait répondre en position d’infériorité. C’est ce qui attend le cardinal Angelo Becciu, 73 ans, qui est l’inculpé phare d’un procès inédit s’ouvrant au Vatican ce mardi, et dont l’issue ne sera pas connue avant des mois. L’accusation porte sur un scandale financier lié à un investissement hasardeux avec des fonds du Saint-Siège – 200 millions d’euros – dans un immeuble situé sur la luxueuse Sloane Avenue de Londres, en 2014.

Le cardinal d’origine sarde, qui fut le numéro trois du Vatican de 2011 à 2018, n’est pas seul. Dix autres comparaissent à ses côtés, dont neufs Italiens et un Suisse, pour la plupart hommes d’affaires ou financiers.

La responsabilité du cardinal Becciu dans l’affaire de l’immeuble londonien reste cependant à prouver. Selon un seul accusateur interne, il serait intervenu, in extremis, sur ce dossier. Il est surtout accusé pour deux

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