L’insolente santé du crime organisé

DÉCRYPTAGE – Les trafiquants de drogues et autres criminels financiers ont bien adapté leurs forfaits à la crise sanitaire.

Tout juste saisis par une fugace chute d’activité au tout début de la pandémie, la criminalité organisée a ensuite surfé sur la vague Covid avec une santé insolente. Avec deux mots d’ordre chez les caïds: adaptabilité et optimisation des profits. C’est en tout cas ce que laisse transparaître la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) à l’occasion d’un séminaire sur internet consacré ce mercredi à un décapant «état de la menace».

Alors que la France émerge de sa léthargie sanitaire, la drogue reste la mère de tous les trafics. «Ils ont connu un développement spectaculaire en vingt ans», souffle Stéphanie Cherbonnier, responsable de l’Office antistupéfiants (Ofast), qui évoque, pendant cette période, le «doublement des mises en cause», le «triplement des faits constatés» ainsi que des saisies records qui portent désormais chaque année sur 100 tonnes de cannabis, 10 tonnes de cocaïne et 1 tonne d’héroïne.

«Ubérisation» des méthodes

Abritant 900 000 fumeurs de cannabis et 600 000 cocaïnomanes, la France est considérée

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