À Gap, un chirurgien muté après avoir dénoncé un confrère

RÉCIT – Malgré la condamnation de l’orthopédiste, ce lanceur d’alerte a vu l’administration s’opposer à lui.

À Montpellier

Toute vérité n’est, dit-on, pas bonne à entendre. Dans les Hautes-Alpes, et plus précisément dans les couloirs du centre hospitalier intercommunal des Alpes du Sud (Chicas) de Gap, il semble surtout qu’elle ne soit pas bonne à dire. C’est à première vue ce qu’il ressort d’une affaire où le Dr Raouf Hammami, chirurgien orthopédiste au sein de cet établissement public, est opposé à sa direction et au ministère de la Santé.

Après avoir dénoncé une pratique chirurgicale illégale, ce médecin est aujourd’hui sommé de changer d’établissement. Une gradation supplémentaire dans un dossier où ce praticien hospitalier, qui n’a commis aucune erreur médicale, a pourtant été suspendu quatre fois. «C’est un acharnement administratif. La justice, un conseil de discipline, puis l’agence régionale de santé elle-même sont revenus sur chaque décision. La quatrième injustice est celle que je subis aujourd’hui», dénonce le médecin.

«Cela veut dire quoi? Que lorsqu’on est mal soigné à l’hôpital, celui

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