À Paris, le «village du crack» continue de pousser

REPORTAGE – Interdits d’accès aux jardins d’Éole depuis la fin juin, des centaines de toxicomanes s’agglutinent depuis aux alentours.

Évacués fin juin des jardins d’Éole, dans le 18e arrondissement de Paris, les toxicomanes ne sont pas allés bien loin: ils se sont arrêtés aux portes du square. Ils ont établi un véritable campement de fortune, de l’autre côté des grilles du parc, où ils sont chaque jour plus nombreux à se retrouver.

Affalé devant un salon de coiffure rue d’Aubervilliers, un homme couvert d’une toile grise fait chauffer une pipe de crack entre ses mains. Il est à peine 9 heures du matin et ils sont déjà une centaine massés autour des jardins d’Éole. Le long du trottoir, des tentes de fortune, des vélos retournés, des matelas et des chaises de camping. Un «vrai petit village», souligne avec ironie Frédéric Francelle, porte-parole d’un collectif de riverains. Depuis le début de l’été, les «crackers» sont autorisés tacitement à occuper les devants du jardin, malgré la décision prise par la mairie de Paris de rendre le jardin aux habitants. Un déplacement de quelques mètres qui irrite particulièrement les habitants

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