au sommet d’un éperon rocheux, des étudiants restaurent une église du XIIe siècle

REPORTAGE – L’association Arcade, fondée en 2019, envoie chaque été des dizaines de jeunes étudiants rebâtir le patrimoine français et créer du lien social dans les campagnes.

De l’obscurité se dégagent ses ruines. Pierres pendantes, implorant de l’aide. L’église de Saint-Alban (Ain), cernée par la falaise, semble dialoguer avec les vignes des côtes de Cerdon. En contrebas, à quelques centaines de mètres, une lumière veille au-dessous du drapeau de la mairie. Les rires et la musique qui s’échappent du bâtiment ne semblent pas réveiller les 180 habitants du village.

Les bruits proviennent des neuf jeunes de l’association Arcade, venus répondre à l’appel des ruines. «Nous pensons que chaque bout de patrimoine français mérite ne serait-ce qu’un petit coup de pinceau. Tout le travail ne sera pas visible, ni très éloquent. Mais il sera ce maillon nécessaire au lien du temps, des hommes et de l’histoire», clame le manifeste de l’association.

«C’est autre chose que des vacances à Ibiza»

Le leitmotiv ? «Proposer à des jeunes de 18 à 30 ans de vivre un été au service. Au service du patrimoine français en aidant des propriétaires parfois dépassés à le restaurer, et en créant du lien avec les habitants. Parfois

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