beaucoup de touristes mais peu de tests, le casse-tête des îles et presqu’îles françaises

DÉCRYPTAGE – La forte fréquentation touristique en ce mois d’août, mêlée aux rares solutions de dépistage dans certaines régions isolées, rend le dépistage parfois impossible.

À Camaret-sur-Mer, au fin fond de la presqu’île de Crozon, la file d’attente est longue ce matin, dès l’ouverture de cette permanence exceptionnelle mise en place par un cabinet d’infirmiers libéraux. Ici, on effectue des tests antigéniques, sans rendez-vous. «J’ai cherché longtemps, c’est le seul endroit que j’ai trouvé», témoigne Aubin, un étudiant de 22 ans, en vacances avec sa famille. «J’en ai impérativement besoin pour rentrer en train à Rennes, mais éventuellement aussi pour dîner à la crêperie», glisse-t-il, un sourire en coin.

Depuis plusieurs semaines, et spécialement depuis l’extension de l’obligation de présenter un passe sanitaire, la demande a explosé. La situation est très difficile dans les territoires les plus reculés, comme ici, sur la presqu’île entre la rade de Brest et la baie de Douarnenez. «C’est très dur, je reçois une centaine d’appels par jour, et on fait près de 70 tests quotidiennement», témoigne l’infirmier qui a dû rappeler de congés un de ses associés. «On

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