choqués, les habitants de Saint-Laurent unis autour de leur prêtre

Saint-Laurent-Sur-Sèvre

À Saint-Laurent-Sur-Sèvre, personne, pas même le maire, Éric Couderc, ni les amis du père Olivier, n’était au courant. Depuis plusieurs mois pourtant, Emmanuel Abayisenga, l’incendiaire de la cathédrale de Nantes, était hébergé en toute discrétion dans la maison de la congrégation des Missionnaires montfortains. Aussi, lundi, quand a été annoncé le meurtre du prêtre, la stupeur a doublement frappé la cité tout entière.

«Jamais il n’avait évoqué cet homme», confirme son ami intime Bertrand Lemaire, cofondateur d’une librairie religieuse dans cette petite ville et auteur d’un livre préfacé par le prêtre. «L’habitude montfortaine est la discrétion», précise-t-il. Outre la réserve, l’accueil inconditionnel est l’autre pilier de cette communauté. «Nous avons pour tradition d’accueillir ceux qui sont en difficulté, donc on s’expose», admet, d’une voix basse et monocorde, François Jacolin, évêque du diocèse de Luçon, dont Saint-Laurent-sur-Sèvre fait partie.

Aux confins du

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