Dormez, bonnes gens, le commissariat veille

OUVERT LA NUIT (9/12) – Chronique d’une nuit parisienne au poste, avec son lot de noceurs et de délinquants et une succession d’incidents qui constituent pour les policiers de garde un mélange de comédie et de misère.

Une fois les ténèbres tombées, les monuments, les lieux se vident de leurs visiteurs et s’apaisent, rendus à leur silence et à leur mystère. Voire… Les journalistes du Figaro sont restés sur place pour une nuit pas comme les autres. Suivez le guide.

On va plus souvent au commissariat dans les films qu’on regarde, que dans la vie. Il faut un petit temps, ce soir, pour quitter Lautner, Zidi ou Tavernier et revenir en 2021, avec une première surprise: les policiers ont changé. Au commissariat central de Paris, le vieux cuir des baqueux n’est plus de mise. On exhibe ses heures de musculation dans des pulls moulants, ou alors on emprunte un sweat confortable, même rose.

La police en uniforme aussi a évolué: il est loin, le temps de Pinot simple flic, et des pattes d’ef. Le soldat s’est adapté au terrain, le gilet pare-balles robocopise la silhouette. À l’heure de la prise de poste en ce début de nuit, une vestale en longue robe et bracelets dorés entre au vestiaire, et en ressort cinq minutes

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