En Europe, un été sous haute pression migratoire

DÉCRYPTAGE – Alors que la France tente d’endiguer l’afflux d’embarcations vers le Royaume-Uni, les entrées clandestines surabondent dans le sud du pays.

Deux Baies en Montreuillois, Grand Calais Terres & Mers, le Boulonnais, Terre des 2 Caps, région d’Audruicq, Pays d’Opale… Derrière le charme de ces dénominations touristiques se cachent les communautés de communes des Hauts-de-France parmi les plus exposées à l’immigration clandestine.

Par arrêté préfectoral, il est désormais interdit d’y vendre ou d’y acheter plus de 10 litres de carburant pour remplir des jerricans. La mesure, valable pour deux mois, vise à endiguer le flux des «small boats», ces petits bateaux à moteur rigides ou semi-rigides dans lesquels les passeurs entassent les migrants à destination de la Grande-Bretagne. Chaque candidat à la traversée de la Manche paie au moins 3000 euros au réseau qui le prend en charge.

Déjà, depuis le 1er janvier, plus de 8000 clandestins auraient rejoint les côtes anglaises à bord d’au moins 350 embarcations de fortune. Ces déracinés sont Érythréens, Soudanais, Afghans, Irakiens, Syriens. Six d’entre eux sont morts en mer et trois sont portés

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