Faire des violences conjugales la «priorité» des forces de l’ordre est-il réalisable ?

DÉCRYPTAGE – Dans une interview au Parisien, Gérald Darmanin a annoncé que les plaintes pour violences conjugales devaient être «traitées devant toutes les autres». Mais les forces de l’ordre ont-elles vraiment les moyens concrets d’établir une hiérarchie ?

À partir de ce lundi 2 août, les violences conjugales deviennent «la priorité numéro un des policiers et des gendarmes». Dans une interview donnée dimanche au Parisien, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a constaté que ce type de violences était en train de «devenir le premier motif d’intervention des policiers et gendarmes, devant tous les autres, y compris les procédures concernant les stupéfiants». Le locataire de la place Beauvau a donc demandé l’accélération des procédures pénales et judiciaires, l’augmentation du nombre d’officiers de police judiciaire (OPJ), la nomination d’un responsable national «auprès de chacun des directeurs généraux de la police, de la gendarmerie et du préfet de police» et le croisement entre les dossiers des agresseurs et les fichiers recensant les ports d’armes en France.

Au cours de son interview, Gérald Darmanin a également annoncé que les plaintes pour violences conjugales devront être «traitées devant toutes les autres : devant les cambriolages,

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