Le passe sanitaire entre craintes, couacs et tensions

TÉMOIGNAGES – Sa mise en place est une source d’angoisse dans les bars et les restaurants mais aussi dans les maisons de retraite.

«Les clients se braquent, nous invectivent, nous considèrent comme des “collabos de l’État”, déplore le restaurateur Olivier Jacops. Certains sont armés, ou nous attendent à la fermeture en bandes.» Le passe sanitaire, étendu depuis ce lundi aux bars, cafés et restaurants, inquiète nombre de ces professionnels. Ils déplorent une baisse de fréquentation dans les lieux ayant expérimenté des mesures de contrôle, des incivilités et des réactions parfois violentes de leurs clients.

Le 4 août, une cinquantaine de cafetiers bretons annonçaient déjà leur refus de contrôler le passe sanitaire de leur clientèle. Malgré leurs efforts depuis le début de la crise sanitaire, Olivier Jacops déplore que les restaurateurs soient considérés comme des «boucs émissaires». En atteste, selon lui, cette date butoir à laquelle les employés de restauration devront présenter un passe valide, fixée au 30 août. C’est avant la vaccination obligatoire des professionnels de santé (15 octobre pour un schéma vaccinal complet).

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