Le passe sanitaire risque-t-il d’accentuer les inégalités sociales ?

LA VÉRIFICATION – Les organisations solidaires, appuyées par la défenseure des droits, craignent que les personnes en situation de pauvreté soient doublement victimes du sésame qui conditionne dès ce lundi l’accès à de multiples activités de la vie quotidienne.

LA QUESTION. Alors qu’elle encadrait une sortie dans un parc animalier organisée par le Secours populaire, Nicole Rouvert, responsable de l’association dans le Puy-de-Dôme, confiait à l’AFP avoir été secouée lorsqu’une famille a été contrainte de rester à la porte du bus. «Ces gens n’ont pas pu venir car ils n’avaient pas de passe», a-t-elle déploré. Selon les organisations caritatives sur le terrain, cette histoire ne serait qu’une illustration d’un problème de fond : le passe sanitaire, qui s’impose dans la vie quotidienne des Français à compter de lundi 9 août, inflige «une double peine» aux personnes les plus précaires.

Dans son avis rendu le 20 juillet dernier sur l’élargissement du passe, la défenseure des droits a partagé la même crainte. Parmi ses griefs, Claire Hédon a souligné que le sésame risquait d’être «à la fois plus dur pour les publics précaires» et «d’engendrer ou accroître de nouvelles inégalités». «Le passe sanitaire risque d’exclure davantage», a alerté de son côté

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 88% à découvrir.

Cultiver sa liberté, c’est cultiver sa curiosité.

Abonnement sans engagement

Déjà abonné ?
Connectez-vous