les failles psychiatriques du meurtrier présumé détectées dès 2016

DÉCRYPTAGE – Le profil psychique d’Emmanuel Abayisenga, qui a fait l’objet d’une hospitalisation psychiatrique après sa garde à vue, est au cœur de l’affaire.

L’examen du passé médical du meurtrier du père Olivier Maire semble mettre en lumière des failles de détection qui n’ont pas permis d’éviter le pire. Aux premières heures de sa garde à vue dans la brigade de Mortagne-sur-Sèvre, où il s’était présenté lundi matin pour s’accuser, Emmanuel Abayisenga avait été envoyé au centre hospitalier de Cholet (Maine-et-Loire). Son examen psychiatrique ayant conclu à l’incompatibilité de son état psychique avec une mesure de garde à vue, «y compris en milieu hospitalier», selon le parquet, il a fait l’objet d’une hospitalisation psychiatrique.

Autant dire que son profil psychique est au cœur de l’affaire, qui a mis la France en émoi. Or, comme l’a relaté ce vendredi Le Parisien, un médecin de l’agence régionale de santé (ARS) des pays de la Loire avait tiré le signal d’alarme dès mai 2016. Le diagnostic, repris dans le jugement du tribunal administratif de Nantes daté du 30 mai 2017, est limpide: «L’état de santé de M. Abayisenga nécessite une prise en

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