les patrouilles anti-immigration irrégulière sur le qui-vive

RÉCIT – La lutte contre l’immigration clandestine à Mayotte se déploie sans relâche sur terre et en mer.

Envoyé spécial à Mamoudzou (Mayotte)

L’homme vient de détaler en direction des hauteurs. Une poignée de policiers en noir se sont mis à courir à toute vitesse derrière lui, entre les cases en tôle du bidonville de Kawéni, à Mamoudzou, le chef-lieu de Mayotte. Une habitante en salouva, la tenue colorée des Mahoraises, pointe du doigt une ruelle en terre battue: «Il est parti là-bas!»

La course-poursuite ne dure que quelques minutes. Ce mardi 24 août, le fuyard est rattrapé, palpé et menotté. C’est un Comorien de 36 ans, sans titre de séjour, arrivé il y a un an en kwassa-kwassa, ces bateaux de pêche utilisés par les clandestins pour rejoindre les rives de Mayotte. Il est installé dans le camion banalisé. À son bord sont assis une dizaine de sans-papiers interpellés dans la matinée par les GAO. Ce «groupe d’appui opérationnel» de la police aux frontières (PAF) n’existe qu’à Mayotte: ses membres composent la seule unité exclusivement dédiée aux contrôles d’identité.

«On repart», lance le major

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