Les producteurs de chanvre attaquent l’État

Ils contestent devant le Conseil d’État et le Conseil constitutionnel la réglementation qui assimile le CBD, ou cannabis «récréatif», à une drogue.

«C’est comme si les viticulteurs produisaient du raisin sans pouvoir le transformer en vin», résume Jouany Chatoux. Agriculteur bio installé à Gentioux-Pigerolles, sur le plateau de Millevaches, ce Creusois produit du cannabidiol, plus connu sous son acronyme, le CBD. Le commerce de ce cannabinoïde explose en France, dopé par ses effets thérapeutiques réels ou supposés. Issu du chanvre, leCBD ne présente pas d’effet psychotrope, contrairement au THC, autre molécule tirée du cannabis et considérée, elle, comme une drogue. Partout sur le territoire, des exploitants agricoles investissent ainsi cette «filière bien-être», un marché mondial estimé à plusieurs milliards d’euros.

La réglementation française se montre pourtant plus restrictive qu’ailleurs en Europe. S’il est possible de cultiver du chanvre, ses fleurs et leurs produits dérivés – huiles, tisanes – ne peuvent être transformés dans le pays. Conséquence: les boutiques qui essaiment dans le pays peuvent se fournir à l’étranger mais

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