Les véhicules d’occasion, cibles des réseaux étrangers et des escroqueries en bande organisée

ENQUÊTE – Près de 40% des Français acquéreurs d’automobiles d’occasion auraient déjà été confrontés directement ou indirectement à une arnaque. Des escroqueries qui alimentent, souvent, de larges trafics.

C’est un secteur qui ne connaît pas la crise. 3,1 millions de véhicules d’occasion ont été immatriculés au terme du premier semestre 2021 – soit 31,9% de plus que l’année dernière à la même période, et 9,1% de plus qu’en 2019. Les différentes restrictions de circulation imposées dans le pays n’ont visiblement pas essoufflé les Français, qui s’approprient chaque année trois fois plus d’automobiles de seconde main que de modèles neufs.

Ce marché florissant aiguise, sans surprise, l’appétit des escrocs. «On est face à une épidémie d’arnaques, et depuis plus longtemps que le Covid», ironise-t-on du côté de la Répression des fraudes, contactée par Le Figaro. Le dernier compte rendu du service, datant de 2019, précisait que 63% des 1676 établissements contrôlés (garages, négociants…) comportaient des anomalies, notamment liées à des pratiques commerciales trompeuses. 396 d’entre eux étaient visés par des procès-verbaux pénaux ou administratifs.

«Cercueil roulant»

«On m’a vendu un cercueil roulant.» Alex Desavoye,

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