Méditation, prière, activité économique… La nouvelle jeunesse des abbayes

ENQUÊTE – Les abbayes ne désemplissent pas. À tous, elles proposent l’écoute, le recueillement spirituel et la prière ; et pour les simples curieux, des produits monastiques parfois inattendus.

C’est le même constat dans toute la France: les abbayes font le plein, particulièrement en cet été propice au tourisme hexagonal et à la redécouverte de nos trésors patrimoniaux. «Nous sommes submergés de demandes», témoigne sœur Anne, religieuse à Notre-Dame de Boulaur, dans le Gers. Même si l’hôtellerie de cette abbaye cistercienne peut accueillir jusqu’à 40 personnes et que la communauté dispose de trois maisons dans le village, cela n’y suffit pas! Alors, un e-mail automatique a été prévu, pour répondre aux sollicitations: «Si l’on ne vous recontacte pas dans les trois jours, c’est que nous sommes complets!»

Même chose à l’abbaye Sainte-Marie de Lagrasse (Aude), où les chanoines réguliers de la mère de Dieu sont résolument tournés vers le Ciel, mais aussi vers l’accueil et l’évangélisation ; ou encore au monastère de Corbara (en Corse, à proximité des splendides plages de l’Île-Rousse et de Calvi), prisé par les familles pour ses retraites animées par les frères de la Communauté Saint-Jean

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