thérapie de choc dans le secteur Barbès-Goutte d’Or, à Paris

Une stratégie d’endiguement a été mise en place pour contrer les «effets de déport» des trafics.

Enchâssé dans les quartiers populaires du nord de Paris, le secteur Barbès-Goutte d’Or, dans le 18e arrondissement, veut se défaire de ses vieux démons. Sur le front des stupéfiants, il est le théâtre de trafics protéiformes et enkystés, où s’entremêlent de multiples produits, des réseaux et des modes opératoires aussi variés que localisés. Au printemps dernier, Beauvau a décidé d’en faire un des trois «quartiers témoins» de la lutte antidrogue, tant la situation y est devenue préoccupante. Objectif? Harceler les délinquants comme jamais et nettoyer les zones de non-droit. «Le crack, toxicomanie déshumanisante, agressive et choquante pour tous, y est enraciné depuis plus de trente ans, rappelle le commissaire divisionnaire Emmanuelle Oster, chef du commissariat central du 18e arrondissement. Longtemps cachés dans les anciens squats, les toxicomanes ont été mis au jour après le boom de l’immobilier et cherchent depuis lors des lieux de repli.»

Dans les rues désertées pendant le confinement,

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