à Paris, le quartier des attaques peine à cicatriser

REPORTAGE – Alors que les riverains se réapproprient petit à petit le quartier, le poids des attentats reste lourd à porter, six ans après les faits.

Quelles cicatrices un drame tel que celui du 13-Novembre laisse-t-il dans les rues parisiennes ? Doucement, la vie a repris son cours dans ce coin tranquille de l’Est parisien. Mais l’ombre des attaques a refait surface à la faveur de l’ouverture du procès, à quelques kilomètres de là, dans le palais de Justice de Paris bunkerisé pour l’occasion.

À la Bonne Bière, où cinq personnes ont été tuées lors des attentats, les serveurs s’affairent de tables en tables sur la terrasse bondée. «Je ne veux pas en parler», nous oppose le patron en guise de fin de non-recevoir. «Les journalistes viennent tous les jours. Cela revient sans cesse», explique un peu plus loin un serveur du Carillon, lieu également durement frappé par les attentats. «Chaque jour, des gens nous en parlent. Ils nous demandent si c’est là», soupire-t-il.

Malaise de la mémoire

Ce n’est pas peu dire que les bars essaient de tourner la page. En face du Carillon, le restaurant Le Petit Cambodge a été refait à neuf, avec une décoration «plus chic» et

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 77% à découvrir.

Cultiver sa liberté, c’est cultiver sa curiosité.

Abonnement sans engagement

Déjà abonné ?
Connectez-vous