Après l’inscription dans la loi du délit de «suicide forcé», une première plainte en justice

Le Grenelle des violences conjugales a permis d’inscrire un nouvel article au code pénal sur «le suicide forcé» et le reconnaître comme circonstance aggravante.

Menaces et insultes, humiliations, scènes de jalousie, isolement… Le Grenelle des violences conjugales a permis de reconnaître qu’il n’y a pas que les violences physiques qui tuent. Dans la foulée de cette mobilisation, le suicide forcé a été reconnu comme une circonstance aggravante du harcèlement moral au sein du couple. Ce nouvel article du code pénal porte à dix ans d’emprisonnement et à 150 000 euros d’amende le harcèlement d’un conjoint conduisant à un suicide ou à une tentative de suicide.

Une première en Europe. Mais les victoires judiciaires restent à venir pour que cette avancée, jugée «historique», ne reste pas lettre morte. Il a fallu attendre un an après l’adoption de la loi visant à mieux «protéger les victimes de violences conjugales» pour qu’une première plainte pour suicide forcé soit déposée. Elle émane des frères et sœurs d’Odile, une femme de 50 ans retrouvée morte un jour de l’An sur la plage de Mitre, à Toulon, une boîte de cachets à ses côtés.

Ces derniers accusent

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