cinq choses à savoir sur Emma Raducanu, la nouvelle petite reine du tennis

À 18 ans, la Britannique Emma Raducanu est en demi-finales de l’US Open. Sortie des qualifications, elle a éliminé sur son passage des joueuses bien plus expérimentées et largement mieux classées qu’elle (elle était 150e à la WTA avant la quinzaine new yorkaise), telles que l’Espagnole Sara Sorribes Tormo (41e), l’Américaine Shelby Rogers (43e) ou en quarts de finale la Suissesse Belinda Bencic, tête de série (n°11) et récente championne olympique. Méconnue avant son périple, elle est désormais en pleine lumière, avant d’affronter jeudi 9 septembre la Grecque Maria Sakkari (n°7). Voici cinq choses à savoir sur le nouveau bijou du Royaume. 

Des racines chinoises et roumaines

Née en 2002 à Toronto d’une mère Chinoise et d’un père Roumain, Emma Raducanu arrive dès ses 2 ans en Grande-Bretagne. Ses racines ne cesseront de l’inspirer au cours de son jeune parcours.

Sa mère l’inscrit très jeune au cour de ballet mais son père nourrit d’autres projets pour sa fille. Il l’emmene faire du VTT, du karting, du motocross, du ski, la pousse à pratiquer le basket, l’équitation, le golf ou encore la natation. Mais dès ses 5 ans, c’est le tennis qui retient l’intérêt de la jeune Emma Raducanu, sport pour lequel elle montre de réelles prédispositions. 

« Mes parents ont toujours été assez durs avec moi. Ils m’ont toujours poussée au maximum, pas juste au tennis mais dans tout ce que je faisais. […] Dans la famille de ma mère, en Chine, ils sont tellement résilients. Rien ne peut les décourager. Je pense que je tire une grande partie de ma motivation de ma mère. »

Emma Raducanu

Conférence de presse de Wimbledon

Au dessus de son lit, trônent les posters de la Roumaine Simona Halep et de la Chinoise Li Na, dont elle s’inspire pour construire son puissant revers. Deux joueuses dont elle partage la nationalité mais surtout la passion pour la balle jaune. « J’admire la force mentale qu’elles ont toutes les deux. Et elles viennent toutes deux de pays où rigueur et travail sont pris très au sérieux. »

Soutenue par le clan britannique

Raducanu est épaulée par son nouveau coach, Andrew Richardson, ancien joueur britannique, avec lequel elle avait déjà travaillé dans son enfance. 

Un temps entraînée par Nigel Sears, qui a notamment collaboré avec Ana Ivanovic, Emma Raducanu peut aussi compter sur le soutien de son compatriote Andy Murray, qui lui distille ses conseils.

Le footballeur Marcus Rashford lui avait aussi exprimé son soutien après son huitième de finale perdu à Wimbledon. La jeune femme avait alors craqué mentalement et physiquement sous l’enjeu de la compétition, après avoir concédé le premier set à Ajla Tomljanovic.

Thanks so much for the kind words, this message means a lot to me. I’ll keep building and be back stronger! https://t.co/R3CGl0AG4U

— Emma Raducanu (@EmmaRaducanu) July 6, 2021
Désormais membre du « club des 4 »

Il est rare que les joueuses issues des qualifications rejoignent les demi-finales d’un tournoi de Grand Chelem. Elles sont quatre à avoir accompli cet exploit depuis l’ère Open : l’Australienne Christine Matison Dorey à l’Open d’Australie en 1978, l’Américaine Alexandra Stevenson à Wimbledon en 1999, l’Argentine Nadia Podoroska à Roland-Garros en 2020 et désormais Emma Raducanu à l’US Open. En cas de victoire, elle serait la première joueuse issue des qualifications à atteindre la finale d’un Grand Chelem.

Elles étaient issues des qualifications et ont atteint les 1/2 finales d’un tournoi du Grand Chelem…
Christine Dorey (Open d’Australie 1978)
Alexandra Stevenson (Wimbledon 1999)
Nadia Podoroska (Roland Garros 2020)
Emma Raducanu (US Open 2021)#USOpen pic.twitter.com/lZEERCLxfn

— Jeu, Set et Maths (@JeuSetMaths) September 8, 2021
Une progression très rapide

Avant Wimbledon cette année, Emma Raducanu n’avait, à son compteur, qu’un match sur le circuit principal : une défaite au premier tour du Viking Open de Nottingham. Tout au plus affichait-elle une 20e place sur le circuit mondial junior en 2018. Cette année là, elle avait atteint les quarts de finale du tournoi junior de Roland Garros et de Wimbledon.

Mais depuis, la Britannique trace sa route et a atteint les huitièmes de finale à Wimbledon. Dans l’ombre des Grands Chelems, elle a néanmoins accumulé les victoires et conforté sa confiance pour aborder l’US Open avec toutes les cartes en main. 

Sa présence en demi-finale de l’US Open est donc une surprise mais la suite logique de sa spectaculaire progression. « Je ne pensais pas être ici : mon billet retour était réservé pour juste après les qualifications », expliquait-elle en conférence de presse. 150e mondiale avant le début de l’US Open, elle est déjà assurée d’être 55e mondiale lundi. Si elle atteint la finale, ce sera encore mieux.

Une jupe rouge « porte bonheur »

Depuis les qualifications, Raducanu porte la même tenue, le même modèle rouge et bleu de son équipementier. « J’aime bien la couleur rouge, donc c’était un peu mon favori. Et à ce moment du tournoi, c’est clair que je ne vais rien changer. » Hasard ou pas, Naomi Osaka, vainqueure de la dernière édition, était, elle aussi, vêtue de bleu et rouge jusqu’en demi-finale.

#USOpen | Naomi Osaka into her 2nd US Open final!

The 4th seed downs 28th seed Jennifer Brady 7-6(1), 3-6, 6-3 in little over 2 hours in the 1st women’s singles semi-final pic.twitter.com/anQwLc4Vxx

— India Today Sports (@ITGDsports) September 11, 2020

De quoi lui porter chance cette nuit, pour son match à 2h15 (heure française) où elle sera opposée à la Grecque Maria Sakkari.