Jean-Denis Bredin, le style fait avocat

DISPARITION – Brillant plaideur, premier partout, dans ses études comme au barreau, il est élu à l’Académie française en 1989.

Il était l’élégance à la barre. Jean-Denis Bredin, étoile du barreau parisien, professeur agrégé de droit à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, académicien, fondateur de Bredin-Prat, l’un des plus prestigieux cabinets d’avocats français, est mort mercredi 1er septembre. Il avait 92 ans. Le garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti, a été le premier à lui rendre hommage: «C’est une très grande figure du barreau français qui vient de s’éteindre. Il aura marqué son époque de son talent et des nombreux combats qu’il a menés.»

Jean-Denis Bredin appartenait à ce monde très restreint des avocats qui pratique l’art du droit en humaniste, à la manière de François Sureau ou de Robert Badinter, dont il fut longtemps l’associé. Des années phares du cabinet on retient les grandes affaires: Boussac, talc Morhange, baron Empain, Aga Khan, Chagall ou Picasso. Mais aussi des engagements forts, de la défense des militants du FLN, au moment de la guerre d’Algérie, à ceux en faveur de la mémoire de Guillaume

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