la CJR submergée par 14.500 plaintes

La Cour de justice de la République reçoit, depuis le mois d’août, des milliers de plaintes formatées contre des ministres. En cause: le passe sanitaire.

François Molins le dit et le répète à l’envi. Depuis le mois d’août, des tombereaux de plaintes formatées arrivent à la Cour de justice de la République, par caisses entières. Pas moins de 14.500, pour lesquelles chaque plaignant n’a eu à débourser que deux euros. Elles visent le premier ministre, Jean Castex et les ministres Jean-Michel Blanquer, Olivier Véran et Jean-Baptiste Djebbari, pour extorsion, discrimination et tromperie dans la mise en place du passe sanitaire.

De quoi mettre sous pression cette juridiction d’exception, plutôt habituée à gérer des plaintes au pénal rares et ciblées contre les ministres de la République. Au lendemain du premier confinement, la Cour avait connu un premier afflux similaire de 200 plaintes. Elles s’étaient soldées par l’ouverture d’une information judiciaire sous le chef d’«abstention volontaire de combattre un sinistre». Cette fois-ci, le parquet général près la Cour de cassation qui épaule, en amont et en aval, la commission des requêtes pour décider

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