Les fidèles du rite traditionnel en quête d’un interlocuteur au Vatican

Soutenus par l’épiscopat français, ils demandent un «médiateur». Rome répond par le silence.

Une vingtaine d’évêques français prennent ce dimanche le chemin de Rome. Ils se rendent en visite ad limina, un rituel quinquennal. Deux autres groupes épiscopaux suivront. Au menu: rencontre avec le pape puis avec ses «ministres», les chefs de «dicastères» romains. L’objectif est de faire connaissance, d’établir le bilan de l’Église de France et de traiter de visu des dossiers chauds.

L’un d’eux est brûlant. Il s’agit de la question traditionaliste. Ce dossier est entré en ébullition la mi-juillet et la tension n’a pas baissé depuis. Au point que les institutions religieuses traditionalistes, à qui Rome oppose un silence de plomb, demandent la nomination d’un «médiateur».

Le 16 juillet dernier (nos éditions des 10 et 17 juillet) le pape François a en effet aboli, par décret, les mesures d’ouverture promulguées par Benoît XVI en 2007 libéralisant, pour les fidèles qui le désiraient, la liturgie de la messe selon le rituel antérieur au Concile Vatican II. Sans préavis, il avait clos cette

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 80% à découvrir.

Cultiver sa liberté, c’est cultiver sa curiosité.

Abonnement sans engagement

Déjà abonné ?
Connectez-vous