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Peu après sa prise de fonction à l’été 2020, le Premier ministre Jean Castex avait assuré vouloir « mettre toute [son] énergie » pour à faire avancer le projet de ligne à grande vitesse entre Montpellier et Perpignan, l’un des principaux serpents de mer occitan en termes d’infrastructures initié dans les années 90, « à une vitesse supérieure à celle qui [était] la sienne » jusque-là. En avril 2021, il ajoutait vouloir lancer l’enquête publique avant la fin de l’année.

 

Et le projet semble en effet avancer, puisqu’une étape décisive a été franchie ce 2 septembre 2021. Lors d’une réunion du comité de pilotage, les différents partenaires se sont ainsi mis d’accord sur la répartition des financements pour la première phase du projet.

 

Chercher des financements européens

 

Estimée à 2,04Mds€, cette première phase concerne un tronçon mixte transport de voyageurs/fret de 52km de ligne nouvelle et 7km de raccordement entre Montpellier et Béziers. Lors de la réunion du comité de pilotage du 2 septembre, l’Etat a confirmé sa participation à hauteur de 40% (soit 816 millions d’euros), à parité avec les collectivités locales. Les partenaires comptent aller chercher des financements européens pour les 20% restants (408 millions d’euros).

 

La région Occitanie contribuera pour plus de 40% à la part des pouvoirs publics locaux, puisqu’elle apportera 401 millions d’euros pour cette première phase. Les départements de l’Aude, de l’Hérault, des Pyrénées-Orientales, ainsi que Montpellier Méditerranée métropole, la communauté urbaine de Perpignan, les communautés d’agglomération du Grand Narbonne, de Carcassonne, de Béziers, Hérault Méditerranée et de Sète sont également impliqués dans ce tour de table.

 

Un projet à 6,12 milliards d’euros au total

 

La présidente de la région Occitanie s’est félicitée de cette avancée importante pour le projet. « En bouclant le tour de table financier, nous envoyons un message clair : la mobilisation locale paie, a-t-elle estimé. (…) Nous avons désormais de nouvelles garanties pour voir se réaliser ce projet de LGV essentiel. »

 

Le préfet de région Etienne Guyot, de son côté, a insisté sur le fait que « la ligne nouvelle Montpellier-Perpignan [était] une priorité pour l’Etat ». Et de rappeler que le coût global du projet, comprenant une deuxième phase entre Béziers et Perpignan, s’élevait à 6,12 milliards d’euros selon les dernières estimations.

 

L’enquête publique concernant le premier tronçon devrait bel et bien pouvoir être lancée à l’automne. La déclaration d’utilité publique interviendrait en 2022.

Accord trouvé pour le financement de la ligne nouvelle Montpellier-Perpignan