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ENQUÊTE – Marketing, distribution, ressources humaines… Les réseaux du trafic de drogue se sont fortement structurés ces dernières années pour devenir plus performants et plus flexibles.

«Je ne reçois jamais ma commande sans quelques goodies : la dernière fois c’était un grinder [un appareil permettant de broyer l’herbe de cannabis, NDLR]. Le paquet est bien emballé, c’est propre». Hugo*, la trentaine, est consommateur régulier de cannabis, qu’il reçoit chez lui, par livraison. Depuis quelques années, les réseaux de la drogue se sont mis au jour des «bonnes pratiques» du marketing.

Ce secteur de l’économie parallèle emprunte désormais bien d’autres codes des entreprises. Stock, vente, marketing, ressources humaines… Les réseaux de la drogue se sont structurés ces dernières années. «On a affaire à de vraies entreprises capitalistes, confirme un fonctionnaire de la PJ. Ce n’est pas très étonnant : le secteur est ultra-concurrentiel, et les profits énormes».

D’après l’institut national des statistiques, le trafic de drogue représente 3,2 milliards d’euros chaque année, soit 0,1 point du PIB. «C’est un secteur ultra-lucratif, qui emprunte une bonne partie des règles

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comment le trafic de drogue a adopté les pratiques du commerce