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Des milliers de personnes se sont réunies dans plusieurs villes de France pour manifester contre l’extension du passe sanitaire annoncée par Emmanuel Macron.

Après une première journée de manifestations le 14 juillet dernier, des milliers de personnes se sont réunies une nouvelle fois ce samedi 17 pour protester contre les annonces d’Emmanuel Macron sur l’extension du passe sanitaire, qui doit être adoptée lundi en Conseil des ministres.

Des milliers de personnes se sont donné rendez-vous dans les grandes villes en France, soutenues par des personnalités de tous bords politiques, comme François Ruffin (La France insoumise), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), Florian Philippot (Les Patriotes) et François Asselineau (Union Populaire Républicaine).

Trois cortèges à Paris

À Paris, plusieurs milliers de personnes, dans au moins trois rassemblements, manifestaient samedi après-midi contre la vaccination, la «dictature» ou le passe sanitaire, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Le premier cortège, composé de quelques milliers de personnes, s’est élancé du Palais Royal (1er arr.) avant de traverser la Seine aux cris de «Liberté», «Non à la dictature sanitaire» ou «Macron démission». En tête du cortège, où fleurissaient les drapeaux français, figuraient l’ex-numéro 2 du Front national Florian Philippot, la députée ex-LREM covidosceptique Martine Wonner, le chanteur Francis Lalanne ou encore l’ex-égérie «gilets jaunes» Jacline Mouraud.

«Je suis née au Portugal sous la dictature de Salazar, je ne veux pas qu’on revive ça», dit Fernanda, 53 ans, soutien de Florian Philippot. «C’est le début de quelque chose d’extrêmement fort dans la résistance», a lancé ce dernier, désormais candidat à l’élection présidentielle de 2022, et qui s’efforce d’incarner la structuration des anti-passe sanitaire.

Dans le même temps, environ 1500 personnes manifestent dans les rues du sud de la capitale, au sein d’un cortège disparate, précédé d’un cordon policier. Parti vers 14h30 du XIVe arrondissement, le cortège s’est dirigé vers le quartier de Jussieu (Ve arr.), accompagné de banderoles comme «wanted République Française démocratie, disparue le 12 juillet 2021», «non au passe sanitaire, stop à la dictature», et de slogans «Liberté», «Macron dictateur».

«On est là pour les revendications des gilets jaunes et les restrictions des libertés. Ce n’est pas une loi liberticide de plus qui nous fait sortir dans la rue. On a toujours été dans la rue», a déclaré le «gilet jaune» Jérôme Rodrigues. «Nous ne sommes pas du tout des anti-vaccins. On veut juste que chacun ait la liberté de se faire vacciner ou pas. Les tests PCR peuvent suffire et alors il faut les laisser gratuits», ont lancé Aurélie et Tiphaine, la trentaine, toutes deux employées dans un centre commercial en région parisienne.

Enfin, quelques dizaines de personnes participaient à un autre rassemblement, non autorisé, place de la République.

Des milliers de personnes dans toute la France

À Perpignan, quelque 1200 personnes ont manifesté en scandant «Macron démission» ou «liberté, liberté» alors que la préfecture multiplie les mesures pour contenir l’explosion des cas de Covid-19 dans le département. Quelque 400 personnes s’étaient rassemblées en milieu de matinée devant la préfecture avant de défiler dans le centre historique de la cité catalane, ont constaté des journalistes de l’AFP.

«C’est donc ça, la démocratie en France», pouvait-on lire sur une pancarte tenue par une jeune femme. Une autre manifestante tenait un carton sur lequel elle avait écrit : «Non à la vaccination obligatoire. La liberté vaccinale est un droit. Ne touchez pas à nos enfants».

Plusieurs personnes arboraient des étoiles jaunes sur leur T-shirt et portaient des pancartes établissant un parallèle entre la traque des juifs et celle, selon eux, des opposants aux vaccins. Un manifestant en treillis, particulièrement énervé, s’en est pris verbalement à deux journalistes de l’AFP. «Pourquoi vous mentez, les journalistes? Pourquoi vous ne le dites pas qu’on est en dictature ? Vous êtes complices !», a-t-il lancé, avant de menacer de leur «péter la gueule» si elles ne quittaient pas les lieux.

À Lille, 2000 personnes se sont rassemblées sur la place de la République. D’après les informations de France Bleu Nord, des références à la Deuxième Guerre mondiale étaient nombreuses dans le cortège.

À Dijon, la police a fait usage de gaz lacrymogènes et la circulation des tramways a été brièvement interrompue par des manifestants scandant «Liberté ! Liberté !».

Des manifestations se tenaient dans de nombreuses autres villes de France. Quelque 400 personnes ont défilé dans la matinée à Quimper, 3000 personnes à Strasbourg d’après les Dernières nouvelles d’Alsace, 1700 à Clermont-Ferrand, 2300 à Valence (Drôme). Des cortèges ont également été observés à Pau, Caen, Clermont-Ferrand, Chambéry, Bordeaux, Aix-en-Provence, Narbonne, Antibes, Marseille, Lyon et Metz.

des manifestations contre le passe sanitaire dans toute la France ce samedi