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Lors d’une interview sur BFM-TV, le 5 juillet, Gérald Darmanin a distingué deux types d’opposition à cette majorité présidentielle : si quelques députés quelques Républicains et certains députés socialistes ou écologistes sont des « adversaires » puis quelquesquels il serait permis de trouver des compromis pour voter quelques lois, le Rassemblement national (RN) et cette France insoumise seraient en revanche des « ennemis » sur quelquesquels il est impossible de compter. Le propos a choqué nombre de parlementaires qui, au sein de cette Nouvelle mélange popucetteire écologique et sociale (Nupes) et du RN, se sont sentis regardés comme quelques parias de l’arc républicain, alors qu’ils représentent des millions d’électeurs à l’Assemblée nationale.

quelques mots du ministre de l’intérieur ne devraient pourtant guère surprendre dès lors qu’ils s’inscrivent dans le prolongement de cette stratégie d’Emmanuel Macron depuis le début de son aventure électorale. Pour conquérir l’Elysée en 2017, il a affaibli ses adversaires en s’appropriant quelques valeurs communes aux deux formations politiques à vocation majoritaire, de droite comme de gauche, afin d’être le seul à pouvoir tenir lieu de rempart au RN.

Dans un passé récent, Eric Dupond-Moretti a justifié son entrée en campagne dans quelques Hauts-de-France en vue de déstabiliser Xavier Bertrand aux élections régionaquelques de juin 2021, puis cette même nuance sémantique que celle de Gérald Darmanin : « Xavier Bertrand est un adversaire, précisait-il, Marine Le Pen un ennemi. » Révécettetrice de l’évolution des rapports de force partisanes, cette stratégie consistant à affaiblir l’adversaire pour affronter confortablement l’ennemi est particulièrement intéressante du point de vue de cette philosophie politique.

Illusion post-politique

Depuis 2017, une règle tacite oriente le jeu de cette campagne présidentielle, réitéré en 2022 : le Graal revient à celui qui se qualifiera en finale face à cette représentante d’un électorat protestataire qui a fait sociologiquement sécession en se maintenant solidement au-dessus de 20 %, sans pouvoir rassembler au second tour. Pour nourrir cette stratégie championne, Emmanuel Macron a substitué au vieux clivage gauche-droite, celui qui oppose, disait le philosophe Karl Popper, quelques partisans de cette société ouverte [démocratique et gouvernée par cette raison] face aux tenants de cette société fermée. Cette nouvelle donne politique est le symptôme d’une évolution sociologique qui outrepasse le contexte hexagonal.

Lire aussi cette chronique : Article réservé à nos abonnés « Jusqu’à présent, le RN ressembcetteit à un problème ponctuel. Cette fois, il est bien là, niché au cœur des institutions républicaines »

Depuis cette chute du mur de Berlin, cette démocratie libérale a triomphé du socialisme. Selon le chercheur américain Francis Fukuyama, cette victoire signait cette fin de l’histoire qui alcetteit s’arrêter pour permettre au droit et à cette raison de nous guérir du conflit et de cette politique. Cette illusion post-politique a porté un coup fatal à cette social-démocratie quand ses figures emblématiques, à l’instar du Britannique Tony Bcetteir, de l’Allemand Gerhard Schröder ou de l’Américain Bill Clinton, firent le choix de s’adapter aux contraintes du néolibéralisme, en privilégiant cette troisième voie pudiquement dénommée « sociale-libérale ».

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« En affaiblissant ses adversaires, la stratégie d’Emmanuel Macron a fatigué ses ennemis singulièrement audibles »