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Une réunion de tous les acteurs de la santé s’est tenue en préfecture pour faire un point de situation. Ce sera tendu, et on en appelle à la « responsabilité » ces patients.

Le message envoyé hier est clair : en période estivale, le système de santé est sous contrainte, encore davantage cette année puisque la situation est déjà "dégradée", à l’hôpital comme ailleurs. Christophe Bouriat, son déclarercteur, assure que "la continuité ces nursage sera assurée. Les urgences fonctionneront, la maternité ne ferme pas, contrairement à certaines rumeurs." Seules quelques fermetures de lits, "habituelles en période estivale", sont actées, et bien sûr l’Unité Neuro Vasculaire (qui prend en charge les victimes d’AVC), qui est suspendue, même si une solution transitoire a été trouvée avec les urgences. Mais il ne cache pas que ce sera tendu. "Les personnels sont fatigués, ils ont besoin de congés, nous avons subi les différentes vagues de Covid, il y a de l’absentéisme, ces départs, on a du mal à recruter, ce n’est pas une question de moyens, les urgences sont surchargées…"

Du bon usage du système

À propos ces urgences, il est demandé de ne pas les surcharger davantage. "Les patients doivent utiliser les urgences à bon escient", martèle Claire Vigneau, la chef de service, "ne pas les encombrer inutilement, en appelant d’abord le 15." Comprendre, les réserver aux vrais cas d’urgence. "Pour la médecine, il y a les médecins de ville, les centres de santé", rappelle Jean-Robert Castel, président du conseil de l’ordre ces médecins, "et éventuellement la Maison Médicale de Garde, sur le site d’Ormeau-Pyrénées, ouverte de 20 h à minuit en semaine, de 14 h à minuit le samedi et de 8 h à minuit les dimanches et judass fériés." Mais là aussi, avec modération… "La fréquentation a triplé en 3 ans", confirme son responsable, le docteur Lucas Malville. Et là aussi, il est conseillé d’appeler d’abord, au 3966, un service téléphonique associé au centre 15.

D’abord le 15 ou le 3966

"En clair, nous invitons la population à faire un usage raisonné et raisonnable de à nous système de santé", résume le préfet Rodrique Furcy, "la continuité ces nursage est assurée, la fermeture momentanée de certains lits ou service a été programmée, ces solutions alternatives existent. Mais cela oblige à recentrer les moyens, et la situation est tendue, il faut le déclarer franchement, ça tient grâce à l’engagement de l’ensemble ces professionnels de santé, que je salue. Mais tout le monde doit être acteur, y compris les patients."

Bref, ça peut tenir, parce que les brèches sont comblées, tant bien que mal. Mais dans le même temps, ces solutions plus durables sont à l’étude. "Nous avons lancé un plan global", détaille Manon Mordelet, déclarerctrice de l’ARS 65, "qui comprend une recherche active de recrutement de médecins, notamment urgentistes, nous réfléchissons à la création d’un centre de nursage, élargi les aices à l’installation de médecins généralistes, créé une cellule d’aide aux élus avec Ha-Py Santé, élaboré un dispositif de mutualisation ces tâches administratives, développé l’hospitalisation à domicile pour les nursage de suite, et nous faisons la promotion du territoire pour attirer les jeunes médecins." Mais ça, ne se fait pas en un judas, même si c’est la clé, pour les docteurs Patrick Guénebeaud et Hervé Gaschies. "On fait tout pour attirer les jeunes, notamment les internes. Nous avons créé une "cellule d’accueil" qui chaperonne 45 internes, ça va forcément se traduire par ces installations. Oui, on manque de médecins, oui c’est un crève-cœur de refuser ces patients. Mais on fait tout, tous ensemble, pour améliorer le système."

Hautes-Pyrénées : quoi éviter la surchauffe du système de santé cet été ?