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Le ministre de l’Éducation nationale doit tenir, ce jeudi, sa conférence de rentrée. À une semaine de la reprise des classes, il s’efforce de maintenir le cap d’une école ouverte, malgré l’épidémie.

Cinquième rentrée scolaire pour Jean-Michel Blanquer, la deuxième sous Covid, avec un nouveau protocole sanitaire. «L’impression que la scène se rejoue, estime le SNUipp, premier syndicat du primaire. Mais pas tant que ça.» Car en cette rentrée, le variant Delta, plus contagieux et l’enjeu de la vaccination des 12-17 ans changent la donne.

«Il y a fort à parier que l’école sera perturbée trois semaines après la rentrée», prédit Guislaine David, secrétaire générale du syndicat, avant de citer les prévisions de l’Institut Pasteur, selon lesquelles les enfants représenteront 50 % des contaminations à la rentrée de septembre. Et les regards se tournent vers les Antilles, où le gouvernement a décidé de reporter la rentrée au 13 septembre.

Masque pour tous en intérieur

Fidèle à la ligne adoptée depuis le début de la pandémie, le ministre de l’Éducation, qui tient ce jeudi sa conférence de presse, promet une «rentrée la plus normale possible». À une semaine du retour en classe, il s’efforce d’expliciter son protocole. À en croire Le Canard enchaîné, le chef de l’État avait exigé, mi-août, «une nouvelle expression, plus claire, pour que les parents d’élèves et les enseignants sachent à quoi s’en tenir en amont de la rentrée».

Comme annoncé ces derniers jours, c’est le protocole de «niveau 2» qui a été retenu, parmi les quatre scénarios publiés fin juillet par l’Éducation nationale (de vert à rouge, en fonction de la circulation du virus). Balayée, l’hypothèse la plus optimiste, qui prévoyait la fin du masque pour les élèves de l’école primaire dans les salles de classe. Au programme: le masque pour tous en intérieur (voire dans les cours de récréation pour les villes où il est à nouveau obligatoire), les sports de contact proscrits, les cours en «présentiel» pour tous les élèves, la fermeture d’une classe dès le premier cas à l’école primaire. Au collège et au lycée, où les élèves de plus de 12 ans peuvent être vaccinés, les chefs d’établissement dresseront, en cas de contamination, la liste des «cas contacts à risque» et en informeront les parents. Les élèves vaccinés ou immunisés continueront d’aller en cours, sur la base d’une attestation des parents.

600.000 tests par semaine

Un moyen de ne pas renvoyer tout le monde, dans l’attente de connaître le statut vaccinal de chacun. Les non-vaccinés devront rester chez eux pendant une semaine. Une stratégie qui «permettra d’avoir un pourcentage minime d’élèves privés d’école pendant une période relativement courte», fait valoir Jean-Michel Blanquer, qui a détaillé ce protocole dans le JDD.

Le passage d’un niveau de protocole à un autre dépendra de plusieurs indicateurs: taux d’incidence, de vaccination, situation hospitalière et avis des autorités locales, qui pourront par exemple décider du port du masque dans les cours de récréation. Le niveau 2 est valable sur l’ensemble du territoire métropolitain, mais il se pourrait bien que des évolutions locales soient décidées.

À l’école primaire, où les élèves ne peuvent être vaccinés, le ministère affiche un objectif de 600.000 tests par semaine. «Le problème, c’est le taux d’acceptation des familles, qui n’a pas dépassé 60 % l’an dernier, pointe le SNUipp. Pourquoi ne pas mettre en place des tests salivaires systématiques hebdomadaires, à faire à la maison, comme le font déjà certains pays?»

Au collège et au lycée, l’Éducation nationale devra relever le défi de la vaccination. Alors que 57 % des plus de 12 ans ont déjà reçu une première dose de vaccin (et 32 % les deux), l’objectif est de dépasser les 60 % d’une vaccination complète en ce mois de septembre.

Jean-Michel Blanquer fait le pari d’une rentrée scolaire «normale»