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TÉMOIGNAGES – À partir de 18 ans, les enfants placés quittent subitement l’Aide sociale à l’enfance (ASE) et se retrouvent pour certains à la rue. Un amendement gouvernemental veut rendre automatiques les dispositifs d’accompagnement, trop rares jusqu’à présent.

Les 18 ans sont arrivés sans crier gare. Deux jours avant son anniversaire, Lucas Peltier a vidé la chambre qu’il occupait depuis quatre dans sa famille d’accueil. L’ancien enfant placé se retrouve alors à Paris, seul avec ses bagages et sa majorité. Il squatte à droite à gauche. «C’était comme un nouvel abandon. Il y avait longtemps que ma mère m’avait abandonné, j’avais fini par retrouver une nouvelle stabilité. On m’a jeté du jour au lendemain». Sa référente à l’Aide sociale à l’enfance (ASE) avait été claire: «Tu es adulte maintenant. Les papiers, tu les gères!» Alors, Lucas a appris, seul. Les documents pour l’université, les demandes de bourse, l’inscription au CROUS, l’ouverture d’un compte en banque – en faisant passer un ami, majeur, pour l’un des parents. Aujourd’hui en double licence à la Sorbonne, l’ancien enfant placé affirme «s’en être bien sorti».

Des dispositifs d’aides sélectifs

Pour être éligible, il était demandé de présenter par écrit un projet détaillé de formation professionnelle sur trois ans. «On

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la majorité, angoisse des enfants placés