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Enquête – Le décès d’une participante à un stage de «jeûne hydrique» attire l’attention sur cette médecine alternative au succès insolent. Propice aux dérives sectaires, la naturopathie surfe sur la défiance générée par la crise sanitaire.

Riyad ne connaissait la naturopathie que depuis quelque mois : c’est un copain qui lui en a d’abord parlé. Puis il s’est renseigné sur Internet. Il avait envie de perdre du poids depuis quelque temps déjà, il n’avait pas une alimentation très équilibrée et le reconnaissait volontiers ; aussi, quand il découvre ce stage de jeûne dans le cadre paisible d’un joli château d’Indre-et-Loire, son intérêt est aiguisé à vif. Le prix est élevé (les tarifs vont de 1.600 à plus de 5.000 € selon les formules), mais sur leur site Internet les organisateurs promettent un séjour inoubliable, à la fois relaxant et régénérant, et le voici donc un beau jour du mois d’août qui pose ses valises au château de Brou pour suivre un «jeûne hydrique» de deux semaines.

C’est-à-dire que Riyad ne va pas manger, pendant exactement treize jours (le stage peut durer d’une à six semaines), et se contentera tout au long de son séjour de ne boire que de l’eau.

Plusieurs semaines de jeûne sans suivi médical

Sur place, l’ambiance est chaleureuse et détendue. Après une

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La naturopathie, une foire aux gourous en plein essor