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Plus de deux semaines après la mise en place du passe sanitaire, la baisse des entrées a été enrayée.

Le 21 juillet, date de mise en place du passe sanitaire dans les lieux culturels, le secteur du cinéma a d’abord protesté, chiffres à l’appui. En brandissant une baisse de la fréquentation de 71 % ce mercredi-là, le milieu désignait la nouvelle mesure comme seule responsable. Déjà, une catastrophe économique était envisagée et de nouvelles aides demandées à l’État 48 heures après.

Certains ont rapidement trouvé une alternative en instaurant des jauges à 49 personnes, le passe étant obligatoire à partir de 50 personnes. Las, cette jauge disparaît aujourd’hui. Pour le port du masque, rien ne change: il n’est toujours pas obligatoire, mais les préfets et les exploitants peuvent en décider autrement. Une mesure dont certains spectateurs s’affranchissent pourtant. Plus de deux semaines après la mise en place du passe (le temps d’adaptation jugé nécessaire pour accepter la mesure), la baisse des entrées a été enrayée. Mais, surtout, les chiffres du box-office contredisent largement le discours alarmiste des cinémas.

Succès de Kaamelott et d’OOS 117

Il n’est qu’à regarder le succès de Kaamelott , sorti le 21 juillet dernier. L’adaptation de la série d’Alexandre Astier sur grand écran a déjà attiré 1,5 million de spectateurs. Resté en tête du box-office depuis sa sortie, le film vient d’être détrôné par OSS 117. Alerte rouge en Afrique noire , sur les écrans depuis le 4 août. Les nouvelles aventures de l’espion très spécial ont attiré un peu plus de 200 000 spectateurs le premier jour. Et il se maintient en tête des entrées depuis. Dans le reste de la programmation, Jungle Cruise et The Suicide Squad tirent aussi leur épingle du jeu, ainsi que les films d’animation (un nouveau programmé chaque mercredi jusqu’à fin août). Or, les enfants en dessous de 12 ans, en général accompagnés d’adultes, n’ont pas besoin de passe.

Alors que l’on craignait le report de nombreux longs-métrages, le passe a eu peu d’impact. Seul le mercredi 25 août perd sa locomotive. Eiffel , de Martin Bourboulon, a été décalé au 13 octobre, mais fera l’ouverture du Festival du film francophone d’Angoulême le 24 août. Favorisé par une météo peu favorable et un grand appétit du public trop longtemps privé de grand écran (juillet a été un très bon mois), le cinéma ne devrait pas pouvoir incriminer le passe sanitaire pour justifier une baisse des entrées.

le box-office résiste plutôt bien