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CARTE POSTALE (3/4) – Que reste-t-il du courrier papier ? Si le temps des missives semble depuis longtemps révolu, Le Figaro s’est lancé sur les traces des nostalgiques des belles lettres. Certaines d’entre elles sont glissées sous les portes des cellules de prison, à destination d’un détenu inconnu.

«Chère Lucie…» La première fois que Stifan s’est décidé à écrire, ses mots ont un peu buté. Que dire donc à cette inconnue, libre et si loin de la prison de Fleury-Mérogis ? Comment évoquer son quotidien carcéral, sa cellule de 9m2, et son odeur persistante, indéfinissable ? N’a-t-il pas envie de parler d’autre chose, du monde extérieur ? La deuxième lettre sera plus aisée. Les mois passent et la correspondance s’étoffe. Si Stifan se livre, sa mystérieuse correspondante est un peu réticente. Puis un jour, elle évoque à son tour ses soucis de famille. Petit à petit, la confiance s’établit entre eux. Dans l’enveloppe glissée le soir sous la porte de sa cellule, Stifan découvre des petits cartons imbibés d’huiles essentielles : «Je lui avais confié avoir du mal avec l’absence de stimuli sensoriels dans la prison. Ses lettres me faisaient vivre le monde extérieur. Au sens propre», se souvient-il.

Stifan avait découvert l’association du Courrier de Bovet sur une petite affiche

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le courrier carcéral, entre fantasmes et réalité