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CARTE POSTALE (4/4) – Que reste-t-il du courrier papier ? Si le temps des missives semble depuis longtemps révolu, Le Figaro s’est lancé sur les traces des nostalgiques des belles lettres. Malgré la baisse continuelle du volume de courriers, le facteur continue d’occuper une place particulière dans le cœur des Français.

Il s’en faut de peu pour que la camionnette jaune ne se raye contre sur le flanc du vallon. La route rétrécit au fur et à mesure que l’on s’enfonce dans la montagne. Au bout du sentier, une dame âgée patiente en robe de chambre, plantée entre les cerisiers et les oliviers. Son Midi Libre n’arrive jamais après 14 heures. «À part moi, personne ne vient jamais jusqu’ici», explique Nadine Chemardin, la factrice attendue comme le Messie. Paraît-il que le postier est le deuxième personnage préféré des Français, derrière le boulanger et devant le pompier. Dans les hameaux qui entourent le village de Premian, perdu dans les vallées de l’Hérault, Nadine Chemardin pourrait rafler la première place. Les cheveux courts et la silhouette agile, la factrice de 63 ans en a passé trente à sillonner quotidiennement 80 kilomètres d’arrière-pays.

Nadine Chemardin pendant sa tournée de distribution du courrier. Coline Renault

Trente ans, aussi, à voir son vieux métier bousculé par la force des événements. Un peu plus tôt dans la matinée, la journée a commencé par le point quotidien sous

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le facteur, ou l’espoir d’une lettre