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ENTRETIEN – Pour l’éthologue, les politiques d’abattage françaises perturbent le fonctionnement naturel des meutes et peuvent favoriser paradoxalement les attaques de troupeaux.

Pierre Jouventin a été pendant quarante ans directeur de recherches en écologie des oiseaux et des mammifères au CNRS. Dans Le Loup, ce mal-aimé qui nous ressemble (humenSciences), il s’élève contre le sort fait au prédateur en France, et partage ses découvertes, faites notamment au contact d’une louve élevée en famille.

LE FIGARO. – Le loup semble bien installé en France. Quel bilan peut-on tirer de la gestion de l’espèce?

Pierre JOUVENTIN. – C’est un échec. Nous nous trouvons devant le paradoxe d’une espèce strictement protégée, mais pour laquelle les dérogations accordées pour le tuer sont si nombreuses que ce statut ne signifie plus grand-chose. Scientifiquement, cette politique est erronée. Les suivis aux États-Unis de loups issus de groupes décimés ont montré que les opérations de tirs font éclater et essaimer les meutes. En effet, les rescapés partent à la recherche d’un nouveau territoire, car ils deviennent matures et prolifiques, n’étant plus castrés psychologiquement et physiologiquement

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«Le loup est un animal écologique»