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COMPTE RENDU D’AUDIENCE – Malgré l’arrogance de cet accusé très médiatisé, la machine judiciaire suit son cours, implacable et méthodique.

«Est-ce que les victimes qu’il y a eu en Syrie et en Irak pourront prendre la parole? Vous dites qu’on est présumé innocent mais on est déjà sanctionné, même si je ne cautionne pas votre justice.»Au deuxième jour du procès des attentats du 13 novembre 2015, Salah Abdeslam, l’un des vingt accusés dont quatorze sont présents, continue à pratiquer une forme d’autodéfense de rupture – on n’a pas encore entendu le son de la voix de ses avocats. Le président Périès, dont le sang-froid semble à toute épreuve, parvient pour l’heure à juguler la logorrhée dans le calme.

Provocation? Le terme est par trop réducteur. Salah Abdeslam est lui-même, qui s’est proclamé mercredi «combattant de l’État islamiste». À ce titre, le seul membre encore vivant des commandos qui ont tué 130 personnes du Stade de France au Bataclan est prisonnier d’une posture. Un terroriste est un être humain qui a renoncé à une part de son humanité pour renaître en massacreur professionnel. Il est enfermé dans une vision du monde

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les vaines provocations d’Abdeslam pour nuire au procès