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ENTRETIEN – Le procureur national antiterroriste Jean-François Ricard décrit les enjeux de ce procès historique.

LE FIGARO.- Quelles seront les spécificités du procès des attentats du 13 novembre 2015?

Jean-François RICARD.- Ils s’inscrivent dans le flux d’une phase de jugement massive des attaques terroristes qui se sont déroulées entre 2014 et 2017. Avec 43 procès d’assises en deux ans, c’est désormais une dynamique que le parquet national antiterroriste connaît bien.

En revanche, ce procès comprend un caractère hors norme qui tient à trois aspects. D’abord le nombre de personnes tuées, 130, ainsi que le nombre colossal de victimes: plus de 1400 au Bataclan, au moins 320 sur les terrasses et plus de 130 au stade de France. À ce jour, on compte 1800 parties civiles déclarées et 330 avocats. Ensuite, l’ampleur des investigations menées. Et enfin, la durée de ce procès, soit huit mois et demi. À titre de comparaison, celui des attentats de janvier 2015 a duré trois mois, avec des interruptions. Deux ans de préparation ont été nécessaires pour l’organisation d’un procès que nous voulions absolument tenir

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«Les victimes du terrorisme sont des victimes éternelles»