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DÉCRYPTAGE – Depuis 2015 et la crise des réfugiés, le premier ministre hongrois se proclame volontiers dernier rempart de la chrétienté européenne.

Il est loin le temps où Viktor Orban n’avait que faire de la religion – tout comme la plupart de ses camarades du Fidesz, un mouvement de jeunesse qui s’est constitué, en 1988, en opposition au Parti communiste. Trois ans plus tard, le jeune démocrate alla jusqu’à bouder la visite hongroise de Jean-Paul II. Et il fallut attendre le virage à droite pris par son parti, en 1994, pour que l’actuel premier ministre hongrois renoue avec son baptême et ses racines calvinistes. Son retour au pouvoir, en 2010, fut marqué par une prégnance du fait religieux dans les affaires publiques. Le jour même de sa prise de fonction, Viktor Orban s’affichait dans son bureau, priant en compagnie de sa famille…

«Au Fidesz des origines, il était question de liberté de culte autant que de liberté de ne pas pratiquer», se souvient Istvan Hegedus, compagnon de route du Fidesz entre 1989 et 1994 et sociologue, désormais à la tête du cercle de réflexion Société Hongroise pour l’Europe. «Les revendications des chrétiens-démocrates

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L’identité chrétienne, cheval de bataille de Viktor ­Orban